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Isabelle Joschke, seule femme au départ de la Transat BPE

Après une première saison en Figaro dont on retiendra sa victoire d’étape sur la Cap Istanbul, Isabelle Joschke attaque l'année 2009 plus déterminée que jamais. Premier acte : la Transat BPE Belle-Ile – Marie-Galante qui partira le 5 avril. A bord de Synergie, elle sera la seule femme parmi les 14 engagés.

« Ce sera ma première transat en Figaro. Je me réjouis de partir en mer pour trois semaines. C’est une course d’endurance et j’aime ça. J'ai traversé trois fois l'Atlantique et à chaque fois c’était pour rejoindre le Brésil ! Je suis donc ravie de rallier Marie-Galante qui est un havre de paix, une destination rêvée pour boucler un tel voyage ! » A un mois du départ, Isabelle Joschke trépignerait presque d’impatience à l’idée de larguer à nouveau les amarres pour une longue chevauchée, comme elle les aime, sur l’échiquier atlantique. Depuis maintenant bientôt deux mois, elle alterne, avec une belle sérénité et un plaisir affiché, les entraînements et les cours théoriques.

Seule femme – sauf changement de dernière minute - parmi les 14 inscrits, elle prendra le départ de la transat le 5 avril prochain avec la ferme intention de ne pas se laisser impressionner par les vieux routiers de la classe, à l’image de Gildas Morvan ou d’Eric Drouglazet. Isabelle est également bien armée pour rivaliser avec la jeune garde des figaristes incarnée notamment par François Gabart ou Adrien Hardy.

Pour cela, elle a mis toutes les chances de son côté en s’entourant d’une équipe de professionnels (préparateur physique et mental, entraîneurs, etc.). Il y a donc tout lieu de penser que le petit bout de bonne femme qu’elle est, risque de faire frémir ses concurrents masculins.

Son préparateur physique et mental Jean-Claude Ménard y croit : « Isabelle a beaucoup progressé, cette année, sur le plan physique : elle a gagné en force et en endurance. Elle a vraiment passé un cap. (…) Nous avons également travaillé sur sa combativité. Un peu sur la réserve, l’an dernier, comme tous les bizuths, elle va certainement, cette année, être plus agressive sur l’eau et prendre plus de risques. » Les garçons n’auront qu’à bien se tenir !

Côté objectif, Isabelle reste cependant prudente. « L’an passé, j’ai prouvé que je pouvais faire de belles choses. Néanmoins, je pars sur cette transat sans prétention car le plateau est élevé. J’espère surtout prendre du plaisir au large et donner le meilleur de moi-même ! »
Nouvelle saison, nouvelle « déco »
La navigatrice repart sous les couleurs de Synergie, fidèle et précieux partenaire depuis cinq ans. A ses côtés depuis l’année dernière, la société Galettes St Michel lui renouvèle aussi tout son soutien. Son Figaro arbore cette année une toute nouvelle "déco" rouge et blanche. Idem pour la grand voile qui ne laissera pas indifférent… Le bateau vient de bénéficier d’un dernier chantier complet avant la transat dans les hangars de l’écurie de course de Jean-Pierre Dick, basée à Lorient, qu’Isabelle a intégrée l’an passé. Carène, accastillage, safrans, mât, ballasts… Tout a été passé au crible par Arnaud Vasseur, le préparateur du bateau, et par ailleurs coureur sur le circuit Mini. Ne reste plus qu’à mettre en place l’informatique embarquée, plancher la météo de la transat et s’entraîner, encore et toujours…